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Bassins

DE RETENUE.. A première vue, on ne perçoit pas de points communs entre les bassins de retenue de la Garrigue et l’éventuelle création de la Rocade Nord…. Même si on désigne désormais cette route « Arlésienne » du vocable de Déviation Nord.

Et pourtant…certains bassins ont été creusés dans des vallons étroits tels que celui du ROSSIGNOL , de l’ARMEE ou du GRAND SERRE .

 

Au droit de la digue les terrassements épousant la forme du vallon se sont arrêtés à la zone rocheuse. En amont de la digue, le creusement n’est pas allé aussi profond si ce n’est dans la partie centrale.

 

Et pourtant on a pu constater que ces travaux avaient modifié considérablement la topographie des sites au point de provoquer le disfonctionnement de ces bassins. La lecture de l’étude d’impact de la Déviation Nord est stupéfiante...

POURQUOI DES BASSINS DE RETENUE A NÎMES :

Parce que NIMES se noie à partir de la fin de l’EMPIRE ROMAIN même si les historiens ne nous parlent d’inondations qu’à partir du XIV ème siècle . NIMES est la seule ville du LANGUEDOC ROUSSILLON qui ne soit ni maritime ni fluviale.

 

Lorsque la ville est inondée ce n’est pas par l’eau qui monte mais par l’eau qui descend des Garrigues par les cadereaux transformés en torrents. Avant l’arrivée des Romains, la bourgade Gauloise s’était installée aux abords de la source de la FONTAINE… L’eau est indispensable…. Les Romains développèrent cette cité tout en l’entourant de remparts et d’ouvrages hydrauliques afin de protéger la population.

 

Après la chute de l’Empire Romain, des Nîmois peu scrupuleux vandalisèrent les ouvrages hydrauliques pour récupérer les pierres taillées .Malgré les nombreuses inondations et orages dévastateurs, tout au long de l’histoire de Nîmes, les pouvoirs publics sous- estimèrent les inévitables crues des cadereaux.

 

Au début des années 80 , l’idée de « retenir » l’eau en Garrigue germa dans la tête de certains décideurs… Et cela commença sur le cadereau d’UZES . La ville voulait tester une retenue et l’armée voulait fermer l’accès au camp des Garrigues. L’armée avec le service national disposait de main d’œuvre et d’engins…Elle édifia la première digue en travers du vallon du cadereau d’UZES entre le SERRE de GARDE MONNIER et le camp bâti, au sud du parefeu et en amont du ruisseau de COMBE TORTE . Ce n’était qu’une digue de terre haute de 4 à 5 m. dépourvue de système d’évacuation de l’eau à sa base ; Cette digue rompit le 27/08/1987 et une autre fois d’après des témoins et donc probablement le 23/08/1984 .. sans que cela porte à conséquences !

 

La présence de ce bassin de retenue, quelque peu « clandestin » était inconnue de l’opinion publique . Puis ce fut l’inondation catastrophique du 3/10/1988 et la digue se rompit une nouvelle fois … Toujours incognito ! Ce n’est que le 14/06/1989 neuf mois après que l’on découvrit la digue éventrée… Le bassin devait compter environ 7 à 8000 m3 d’eau . Cette masse ainsi libérée généra une lame d’eau qui balaya tout sur son passage .Les laisses de crue encore bien visibles en Juin 1989 , attestèrent une hauteur d’eau d’environ 1m80 en aval de la digue .Les habitants de la rue de la Renaissance, de la rue des Résédas, de l’impasse de maison maternelle se souviennent encore d’une soudaine et brutale remontée des eaux dans cette matinée du 3/10/1988.

 

Ce jour là deux autres digues rompirent…C’étaient les 2 bassins de retenue de VAQUEYROLES . L’histoire des bassins de Nîmes commençait très mal . Bien sûr, depuis –et heureusement – l’édification des digues se fait plus sérieusement sans pour autant qu’il y ait une garantie de solidité ; on peut toujours prier ! Jusqu’à maintenant l’édification des bassins de retenue se faisait dans le cadre du P.P.C.I. , plan de protection contre les inondations . Désormais c’est un P.A.P.I. qui gère ces travaux . Ca commence mal…Le P. A.P.I. en question est-il encore solide ? Lorsque tous ces bassins seront terminés,.. Et si ils fonctionnent tous ! ils retiendront 1,5 millions de m3. Le 3/10/1988 , ce sont 36 millions de m3 qui ont dévasté la ville ( chiffres donnés par Mr Jacques MOUNIS, directeur des services techniques de NIMES dans le document : « Nîmes du déluge au défi «  ( Edition Notre Dame 12/10/1988 ).

 

La retenue – certes éphémère - ne représenterait que 4 % de la crue …Dérisoire ! Pae ailleurs, les bassins existants n’ont pas protégé NIMES lors des « petites «  inondations du 9/9/2002 et 8/9/2005 . Le P.A.P.I.- d’après les pouvoirs publics- ne peut pas protéger NIMES contre un évènement tel que celui du 3/10/1988 … Mais les NIMOIS voudraient bien être à l’abri des eaux !

 

Alors évidemment on peur toujours se demander pourquoi dépense t’on l’argent des contribuables pour créer des bassins qui ….Ne protègent pas ? Si ce n’était pas tragique…..on pourrait en rire……

Et rocade nord :

...En effet, le long des 8 kms de cette route et sur plusieurs centaines de mètres, les terrassements atteindraient plus de 20m. de profondeur, provoquant des saignées au sein même de la zone rocheuse.. Au plan hydraulique les conséquences seraient absolument imprévisibles et on peut se demander si les auteurs de ce projet ont fait le rapprochement avec les bassins de retenue situés juste en aval du tracé de cette route et pour lesquels les terrassements ne concernaient que l’épaisseur de terre recouvrant la zone rocheuse.

Devant une telle situation, ne devrait-on pas appliquer le principe de précaution ? Le (C.L.O.E. ) comité de lutte contre les outrages à l’environnement créé par le préfet du Gard et le procureur de la République de NIMES le 31/03/2006 ne devrait-il pas contrôler les divers aspects de cette étude ?

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