Le conseil d'administration de l'association Sauve Garrigue est représenté par : PRÉSIDENTE : Madame Granon Hélène - TRÉSORIER : Monsieur Gaillard Eric SECRÉTAIRE : Madame Laune Sylvie - MEMBRES PARTICIPANTS : Monsieur Garelli - Monsieur Musslin

Pollution

De l'eau : La quantité d’eau douce disponible ne varie pas sur notre planète mais les besoins augmentent en fonction de l’augmentation de la population. Dans les pays industrialisés, on gaspille l’eau et on pollue les nappes phréatiques et autres réserves souterraines.

L’eau est consommée par : L’agriculture : 65%. L’industrie : 24%. Les besoins domestiques et collectivités :11%. En LANGUEDOC ROUSSILLON l’usage de l’eau représente : 7% pour la consommation. 93% pour l’hygiène et l’entretien. Par habitant : 211 litres par jour. Il faut absolument économiser l’eau, éviter le gaspillage et surtout ne pas polluer les nappes phréatiques. A Nîmes, la zone de Garrigue habitée mais dépourvue de réseaux d’assainissement représente environ 2000 hectares pour environ 22000 habitants. Ce sont tous les jours 4500m3 environ d’eaux usées qui sont absorbés par le sol soit directement, soit par l’intermédiaire des fosses septiques dont un certain nombre sont défaillantes. Cette zone se développe au Nord de la zone urbaine suivant un arc de cercle, d’OUEST en EST, long de 7 kms. environ pour une largeur allant de 2 à 4 Kms….. Ce qui permet de juger de l’importance de la pollution et de sa diffusion géographique.

La poursuite de l’urbanisation de la Garrigue augmente sensiblement la pollution des sous-sols, augmente le ruissellement de surface, augmente le parc automobile, augmente les risques d’inondation et aggrave les mauvaises conditions de circulation en zone de garrigue et en zone urbaine.

La prolifération des forages en Garrigue est une aberration ; l’eau pompée est polluée mais sert à l’arrosage des jardins, au nettoyage des terrasses et au remplissage des piscines ce qui provoque la diffusion en surface de la pollution. ----La pollution des nappes phréatiques ne se limite pas à la zone de Garrigue dépourvue de réseaux d’assainissement mais par le jeu de l’inter-connection de ces nappes, la pollution s’étend sous tout le territoire de la commune et bien au-delà.

L’abandon occasionnel ou permanent de certaines sources de la Garrigue par les pouvoirs publics et les propriétaires privés, ne permet pas la prise de conscience par la population, de l’importance de la pollution..

POURQUOI RECENSER LES SOURCES DE LA GARRIGUE ?

... Pour connaître notre environnement au plan hydraulique

Pour mieux connaître l’état sanitaire du sous-sol.

Pour faciliter l’étude des risques d’inondation

Pour permettre l’établissement d’un véritable système d’alarme des crues très performant.

Pour mieux connaître les problèmes de l’eau en général.

Pour apprendre à faire respecter l’eau, source indispensable à la vie.

Pour mieux connaître nos racines Nîmoises.

Pour faire apprécier les charmes de la garrigue.

Pour établir un itinéraire pédestre près des sources.

Pour faire inscrire les sources dans l’inventaire du patrimoine naturel municipal.

Pour faire figurer les sources dans la charte de la garrigue.

Pour faciliter l’identification des sources ne possédant pas d’appellation propre.

Pour inspirer les poètes, romanciers, musiciens, photographes, peintres, etc…

Pour que Nîmes, la ville aux 7 collines, soit aussi la ville aux 70 sources de garrigue.

Pour établir un état des sources valable pour 2005 afin de pouvoir mesurer dans le futur, l’évolution de la situation.

… Et pourquoi ne pas faire classer les sources de la garrigue Nîmoise… tout comme les gorges du Gardon ? source

 

POURQUOI FAUDRAIT-IL RESTAURER TOUTES LES SOURCES DE LA GARRIGUE

Parce qu’elles font partie de notre environnement naturel et de notre patrimoine naturel.

Parce qu’au nom de ce patrimoine on entretient les monuments Romains… On recherche et on protège les vestiges du passé…

Parce qu’on entretient à grands frais les églises classées.

Parce qu’on dépense beaucoup d’argent pour canaliser les eaux de ces sources en cas d’inondation.

Parce qu’on entretient et on protège les monuments aux morts.

Parce qu’on subventionne les sports et la culture.

Parce qu’on aide les propriétaires à rénover leurs façades.

Parce qu’on subventionne les constructions de murs en pierres sèches.

Parce qu’on oblige les propriétaires à débroussailler leurs parcelles.

Toutes ces dépenses et initiatives sont justifiées. Pourquoi les sources ne bénéficient-elles pas de la même sollicitude ? Dans les villages où la population et les élus sont très proches de la nature, on restaure, on entretient jalousement les anciens lavoirs alimentés par des sources… Pourtant plus personne ne va laver son linge à ces lavoirs… mais ils sont les témoins du passé, la mémoire de nos racines… et la population –même si elle semble indifférente- n’accepterait pas de ne plus entendre le bruit de l’eau. Les sources sont des monuments naturels de VIE… Elles sont là depuis la nuit des temps, faisons en sorte qu’elles continuent à générer la VIE. Protégeons-les. La Direction Régionale de l’Environnement (DIREN) vient de créer l’Atlas des Paysages du Gard sur Internet. L’agglomération de Nîmes a participé à la création de cet atlas et il est prévu la mise en valeur de la plaine du Vistre en « parc naturel urbain au droit de Nîmes ».

Ce serait là une excellente initiative ! Les élus locaux ont-ils pensé aux sources de la garrigue ?…

Aux Terres de Rouvière où l’on pourrait également créer un parc naturel urbain agrémenté de trois sources ?

Depuis que les Nîmois et même les Mazetiers, ont l’eau au robinet, plus personne ne s’occupe des sources. Pourtant de l’autre côté du plateau des garrigues, les gorges du Gardon sont classées et protégées. Restaurer, réhabiliter, entretenir, protéger et faire connaître les sources de la garrigue, c’est sauver la garrigue Nîmoise. Les sources et les puits de la garrigue devraient constituer une réserve de secours à condition que les eaux soient potables. L’eau est une ressource naturelle renouvelable à condition que le taux de prélèvement soit inférieur à la productivité disponible. L’épuisement des ressources naturelles représente l’une des questions les plus préoccupantes pour l’avenir de l’humanité. Parallèlement à la démographie galopante, on constate une raréfaction croissante des ressources naturelles nécessaires à la vie de l’humanité. L’eau est la ressource naturelle la plus abondante dans la biosphère mais le problème de sa disponibilité pour les populations, et l’économie humaine existe depuis déjà longtemps.

La pollution et la surexploitation des eaux sont très préoccupantes. Nîmes n’est ni maritime ni fluviale mais elle compte environ 70 sources dans sa garrigue… C’est un patrimoine universel qu’il faut conserver.

« Malheureusement,
beaucoup de personnes ne se rendent pas compte de l’intérêt de tout premier ordre qu’il y a pour elles à disposer d’eau en abondance et prouvent ainsi à quel point point elles sont éloignées du véritable esprit de civilisation. » Henry de France « Le sourcier moderne » Ed. Librairie Agricole de la Maison Rustique.

A Rome, au temps d’Auguste, chaque Romain disposait de 3 m3 d’eau par jour. Avant la 2ème Guerre Mondiale, le Parisien disposait de 424 litres seulement… Les peuples de l’Antiquité eurent une politique de l’eau ; c’est faute d’en avoir une que, malgré nos immenses progrès scientifiques, nous donnons une telle impression d’un manque à gagner général . ». Henry de France

Effectivement, on n’a pas tellement évolué… pour l’EAU !

 

COMMENT LES RÉHABILITER ?

 

Commencer par identifier les sources . On défend mieux ce que l’on connaît bien. - Lorsqu’il s’agit d’une restauration lourde, suite à une disparition quasi totale de la source, il faut définir avec le maximum de précision le site d’origine en récupérant le plus d’informations, de témoignages, de photos. Egalement se rapprocher des chasseurs, des usagers de la garrigue.

Procéder au défrichement du site : Il est préférable de procéder aux terrassements à deux ou trois reprises, étalés dans le temps de façon à observer le site suite à des épisodes pluvieux importants et ainsi donner le temps à la source de se manifester.

Récupérer éventuellement les pierres qui auraient pu servir à un aménagement ancien. Le terrassement terminé, l’aménagement doit s’intégrer le plus discrètement possible à la garrigue. Si possible, prévoir une petite retenue d’eau permettant les prélèvements d’eau et constituant un abreuvoir pour la faune.

Dans le cas des sources importantes et pérennes, il faudrait envisager la création de mares, de zones humides. Concernant les sources situées sur le domaine public : pas de problème. Pour celles situées sur des parcelles privées, il serait bon d’obtenir des propriétaires l’autorisation de procéder à la restauration par les soins des services techniques municipaux avec, en contrepartie, la possibilité pour les pouvoirs publics d’accéder à ces sources, périodiquement, pour le contrôle d’activité, prélèvements d’eau pour analyse, etc… Pour les sources situées sur les terrains militaires, une entente préalable entre la ville et l’Armée devrait être possible facilement afin de procéder à ces restaurations

Nature...

de la pollution : La présence dans l’eau des sources de COLIFORMES THERMOTOLERANTS et de STREPTOCOQUES FECAUX permet d’affirmer que cette pollution est intégralement provoquée par’ l’urbanisation de la Garrigue sans réseaux d’assainissement.

Les pouvoirs publics sont conscients de cette pollution mais au lieu de prolonger les réseaux d’assainissement en Garrigue, ils se contentent de contrôler les fosses septiques… Contrôles ne débouchant que sur des conseils pour la remise en conformité sans… Obligation !... Ce qui signifie que la pollution continuera à proliférer.

85% de la population raccordée au réseau d’assainissement ( zone urbaine) paie la facture d’eau 30 à 35 % plus cher ( eau + assainissement ) que les 15 % restant qui ne paie que le prix de l’eau parce qu’ils ne peuvent pas bénéficier du réseau d’assainissement. La participation financière des 85 % de la population est rendue partiellement caduque puisque les nappes phréatiques de la commune (et des communes voisines) sont polluées. ----Cette situation ubuesque provoque une iniquité flagrante au sein de la population Nîmoise que tous les partis politiques tiennent volontairement dans l’ignorance de cette injustice. ----Il ne s’agit pas d’opposer deux parties de la population entre elles, il s’agit de considérer la Garrigue Nîmoise comme un espace spécifique qu’il faut protéger, conserver et assainir au bénéfice de tous les habitants de la ville de Nîmes. Il s’agit de convaincre toute la population de respecter l’ EAU qui nous est indispensable. Il s’agit de responsabiliser les Nîmois envers les générations futures. ----La Garrigue Nîmoise est le poumon vert indispensable. ---- La Garrigue et ses cadereaux inondent la ville …. Parfois.

- Le ruissellement superficiel de la Garrigue urbanisée s’ajoute au ruissellement urbain. ----En matière d’hydraulique pluvial, tous les citoyens contribuables Nîmois paient pour espérer être un jour à l’abri des inondations. Il faut qu’il en soit de même pour l’assainissement. ----Ce n’est pas seulement une question de principe, c’est une question de survie de l’humanité car on ne pourra pas continuer longtemps à polluer avec autant de désinvolture, l’ EAU qui est indispensable à la vie. .

Liens :