Le conseil d'administration de l'association Sauve Garrigue est représenté par : PRÉSIDENTE : Madame Granon Hélène - TRÉSORIER : Monsieur Gaillard Eric SECRÉTAIRE : Madame Laune Sylvie - MEMBRES PARTICIPANTS : Monsieur Garelli - Monsieur Musslin
EDITORIAL
PROTÉGEONS la GARRIGUE.... Pour tous les NIMOIS.... - PROTÉGEONS ses SOURCES
et sa VÉGÉTATION... - PROTÉGEONS les oiseaux et toute la FAUNE...
NOUS DISONS :
Au contraire l’urbanisation de cette zone provoquerait des risques d’inondation supplémentaires par l’arrivée de grandes masses d’eau dans le cadereau d’UZES via le fossé des Terres de Rouvière et de plus mauvaises conditions de circulation par l’augmentation du parc de voitures. - Actuellement, propriété de l’armée qui veut vendre Possibilité d’échange entre l’armée et la ville: Terres de Rouvière contre les 1 800 hectares du Camp des Garrigues.
LA CRÉATION D'UN PARC NATUREL SUR LES TERRES DE ROUVIERE :
Superficie: environ 50 hectares -Situation: entre le chemin du PIED du BON DIEU et le chemin du MAS de ROULAN au milieu de la zone urbanisée de la Garrigue à 3 000 m du centre ville. Altitude 165 m à l’Ouest 100 m à l’Est - Végétation d’origine: OLIVIERS - Végétation actuelle : PIN d’ALEP Reboisement en feuillus, indispensable - Végétation actuelle : GENETS - 3 sources 1/ source intermittente NORD - EST 150 m 2/ source perenne EST 155 m 3/ source intermittente 3 ème source 125 m - Possibilité de creuser un lac d’environ 4 hectares au nord du Mas de Rouvière alimenté par la source. - Aménagement d’activités de plein air sans nuisances de bruit ni de pollution
ENERGIES RENOUVELABLES ?
Les énergies renouvelables sont au cœur des projets à court et moyen
terme. Il faut absolument développer ces sources inépuisables d’énergies non polluantes…C’est une question de survie de l’humanité. Et le
principe de l’éolienne est porté par le vent (c’est le cas de le dire !) des initiatives qui naissent un peu partout sur notre planète.
L’idée d’un parc d’éoliennes implanté sur le tracé de l’éventuelle Rocade Nord, va dans le bon sens. Cette route coûterait
très cher, ne résoudrait aucun problème de circulation routière urbaine ou de liaison, accroîtrait la pollution, pourrait aggraver les risques
d’inondation, attirerait un flux routier important car le goudron attire les camions, provoquerait une dépense d’énergie considérable qui ne rapporterait
qu’aux pétroliers, favoriserait l’extension de l’urbanisation en Garrigue génératrice d’aggravation des conditions de circulation et des risques
d’inondation….Alors que…. L’implantation d’un parc d’éoliennes sur ce même tracé constituerait une source inépuisable
d’énergie non polluante sans pour autant apporter quelque nuisance d’aucune sorte. Un petit calcul certes théorique mais s’appuyant sur des chiffres
exacts :sur les 8000m. de parcours, il serait possible d’installer 150 éoliennes. Une éolienne de 2 mégawatts assure la consommation électrique
d’environ 2000 personnes. Ce parc assurerait donc la consommation de 300.000 habitants. Cela peut donner à réfléchir….Et ce n’est pas du vent ! Ou
plutôt c’est le vent de l’histoire…. En marche !
LA CRÉATION D'UN PARC EOLIENNE :
L’éventuelle Rocade nord, qui n’apporterait aucune solution à la circulation urbaine nîmoise et ne pourrait constituer un itinéraire valable à la liaison ALES-AVIGNON, serait une source inépuisable de pollution atmosphérique, et une initiative d’apprentis sorciers au plan hydraulique.
Mais en lieu et place de cette route, on pourrait très bien implanter un parc d’éoliennes qui fournirait une grande quantité d’électricité tout en créant des rentrées d’argent dans les finances municipales puisque le terrain appartient à la ville. L’électricité ainsi produite pourrait être réservée aux voitures et scooters électriques.
Ainsi sans porter atteinte à l’intégrité de la Garrigue nîmoise, le production de carbone produite par les moteurs thermiques et nuisibles à notre environnement irait en décroissant. Dans le cas de la création d’une Rocade nord, le mistral,-vent dominant-pousserait vers la ville, la pollution atmosphérique provenant de la circulation sur cette voie. Dans le cas d’un parc d’éoliennes, le mistral produirait une électricité à bas prix issue d’une énergie non polluante et renouvelable.
Cela mériterait d’être étudié.
LA RÉHABILITATION de la SOURCE du ROSSIGNOL :
La Garrigue Nîmoise est un espace naturel spécifique que les poètes ont chanté et qui mérite bien des louanges . Une charte de la Garrigue a même vu le jour il y a quelques décennies et a été plusieurs fois rééditée . C’est dire que cette Garrigue Nîmoise attire beaucoup et qu’il faut absolument la protéger et la respecter. Toutefois elle peut apparaître assez inhospitalière ou tout simplement peu accueillante à cause de sa topographie escarpée, de sa végétation piquante !... Peut-être aussi par l’absence d’eau….
Quand bien même elle compte 75 sources disséminées sur le territoire de la commune. Mais les sources sont discrètes et ne sont connues que par un petit nombre de Nîmois. De plus, nombreuses sont celles qui sont situées sur des parcelles privées, comme la magnifique source mare du domaine de CALVAS .Ainsi durant l’été ou plutôt la belle saison qui dure très longtemps à Nîmes, cette Garrigue apparaît bien sèche et aride. Par ailleurs, l’édification des bassins de retenue dénudant de toute végétation de larges espaces, rend encore plus perceptible cette impression d’austérité. On peut dire qu’un bassin de retenue présente toujours un caractère insolite dans la nature.
Dans la Garrigue Nîmoise, il présente en plus un aspect de désolation qui agresse le promeneur tout en distillant une certaine dose d’inquiétude…La hauteur de la digue de chaque bassin matérialise la masse importante d’eau qu’elle est censée retenir en cas d’évènements pluvieux intenses.
Au-delà des jugements que tout un chacun peut émettre sur l’utilité ou la dangerosité des retenues, les Nîmois que nous sommes se doivent d’aider la nature à s’embellir après l’avoir martyrisée au bulldozer.
Le bassin de retenue du VALLON DU ROSSIGNOL a lui aussi largement participé à la métamorphose du paysage aux confins du domaine de CALVAS et des TERRES DE ROUVIERE , en créant un nouvel espace de nature. A l’entrée amont du bassin, la réhabilitation de la FONT DU ROSSIGNOL, a apporté un plus au niveau de l’esthétique et nous sommes fiers d’avoir été les instigateurs de cette réalisation ; toutefois ces travaux ont eu des limites car le creusement du bassin a considérablement modifié la topographie du site et les longues périodes de sécheresse en été peuvent provoquer le tarissement de cette source : 98 jours en 2007.
Mais Dame nature aurait-elle prévu les étranges comportements des humains ?... Aurait-elle programmé une compensation ?... Qui sait ? les travaux de terrassement et de forage avant l’édification de la digue ont provoqué la manifestation d’une nouvelle source pérenne depuis le 04/05/99. Cette source se manifeste à la base de la digue, face amont, à l’entrée du pertuis. L’activité de cette source ne se dément pas, même pendant les périodes caniculaires. Le collectif assure l’écoulement de cette source jusqu’au déversoir en maintenant libre une étroite rigole dans l’entonnement envahi par le charriage lourd, déposé lors des orages et par la végétation dopée par la présence de l’eau .En l’absence d’un tel nettoyage- même minimum- cette source s’écoulerait sur la zone enrochée, juste en amont de la digue, créant ainsi un cloaque qui deviendrait rapidement une souille de sangliers et favoriserait l’obstruction du pertuis.
Aussi le collectif a pensé que la création d’une véritable mare permanente d’eau claire apporterait une note bucolique de fraîcheur dans ce vallon si pittoresque .Cette mare pourrait être aménagée sur cette zone enrochée au pied de la digue.
Au contraire, les travaux consisteraient à retirer les blocs qui tapissent le sol de cette zone d’environ 44 m2, à creuser sur une profondeur de Om80 à 1m et à remettre en place les blocs jointoyés au béton. Tout autour d’autres blocs devraient être déposés et bétonnés afin d’assurer la solidité de la digue et l’étanchéité de la mare . En limite amont de cette excavation, des blocs devraient être disposés en pente afin de permettre aux animaux de pouvoir sortir facilement ; ces blocs devraient être légèrement plus hauts que la base de l’entonnement afin que le trop plein de la mare s’écoule dans le déversoir côté aval . Cette mare, d’une surface de 44m2 environ aurait un volume de 35 à 40 m3 suivant la profondeur choisie. Même en plein été,la source ne mettrait pas plus de 90 jours environ pour remplir la mare. Cette zone devrait bénéficier de plantations d’espèces aquatiques flottantes, d’oxygènantes immergées, de rives…. Ce qui développerait l’aspect esthétique de la mare. Mais il y a bien d’autres avantages dans ce projet : La mare constituerait une fosse de stockage du charriage lourd en cas de crue, diminuant ainsi les risques d’obstruction du pertuis. Ce volume d’eau constituerait une réserve disponible pour les pompiers en cas de feu de forêt.
Le débit de la source continuerait de s’écouler dans le déversoir beaucoup plus facilement car l’entonnement serait dégagé en permanence et le nettoyage ne serait indispensable qu’à l’issue d’une très forte crue L’activité de cette source serait facilitée par le creusement de la mare.
Actuellement, lors d’épisodes pluvieux intenses ou prolongés, la source gênée par un exutoire très restreint, se répand à la base de la digue et se manifeste par les trous- dans le béton de l’entonnement—ayant servi à la fixation des coffrages En facilitant l’activité et l’écoulement de la source, la base de la digue ne serait plus saturée d’eau et donc ne serait plus fragilisée lors de fortes pluies . Cette mare d’eau vive serait très appréciée par la faune de la Garrigue. La présence d’une zone humide dotée d’une végétation adaptée permettrait l’observation et l’étude de ces végétaux dans un espace aussi imprévu que la Garrigue. Une source mare en Garrigue, un spectacle à la fois insolite et rafraîchissant –surtout en été---et apaisant pour les humains…une oasis inespérée pour les animaux. Par ailleurs, suite aux prélèvements effectués le 6/11/2003 , l’analyse de l’eau des deux sources a rendu son verdict : Ces deux sources sont non potables à cause de la présence de COLIFORMES THERMOTOLERANTS et de STREPTOCOQUES FECAUX .Cette pollution est exclusivement liée à l’urbanisation de la Garrigue en l’absence de réseaux d’assainissement. L’aménagement de la source du Vallon rendrait plus visible l’eau de cette source et serait de nature à faciliter la prise de conscience de la pollution de sous-sol de la Garrigue, par la population et, espérons le par les élus. Cette pollution ne se limite pas à cette zone et doit envahir toutes les nappes souterraines de la ville, rendant inutiles les efforts financiers consentis par la ville et par les contribuables. L’observation et le contrôle quotidien des sources du bassin supérieur du cadereau d’UZES permet d’enregistrer des recrudescences d’activité alors qu’aucune précipitation n’est constatée sur le bassin versant. La FONT DU ROSSIGNOL et la nouvelle source présentent ces phénomènes fréquemment. Les recrudescences provoquant des augmentations de débit ou de hauteur d’eau de plus de 50 % se sont manifestées 70 fois en 2006. En conséquence, l’étude de l’activité de ces deux sources présente beaucoup d’intérêt pour comprendre les causes des inondations de Nîmes. La nouvelle source née le 04/05/1999 s’appelle désormais la SOURCE SANGLIER. Il fallait bien lui donner un nom et la présence très régulière des sangliers nous a facilité la tâche.
Collectif pour la réhabilitation Des sources du vallon du ROSSIGNOL Nîmes le 05/01/2004
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POURQUOI ...
Une rocade nord ? Selon la première étude d'impact du mois d'avril 2005 réalisée à la demande du Conseil Général du Gard, la déviation nord de Nîmes est indispensable pour promouvoir de meilleures conditions d'accès et de circulation à l'intérieur de l'agglomération, ceci dans le bur de redonner aux habitants de Nîmes un cadre de vie plus satisfaisant...
- Une deuxième étude concernant cette rocade prolongée jusqu'à l'entrée de la ville, à la hauteur de l'A9, est en cours et devrait être terminée avant la fin 2007.
- Dont le résultat aura pour conséquence un accroissement du trafic sur la route d'Uzès et à Courbessac.